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  • Posté par : Mamadou Diop


Le Trésor Public a sorti un communiqué, vendredi dernier, pour informer que le Sénégal est passé de pays à risque de surdenttement faible à modéré. Selon les services du Fonds Monétaire International (FMI), cette information ne correspond pas à la réalité des chiffres.

Le journal Le Témoin rapporte que le gouvernement sénégalais, ayant toujours calculé l’endettement du Sénégal uniquement à travers la structure centrale, a été pris en flagrant délit de tricherie par l’institution.

Pour la petite histoire, le journal renseigne que le Sénégal ne faisait entrer en ligne de compte dans cet endettement que ce que lui-même, en tant qu’Etat, empruntait. Et passait sous silence le poids des structures autonomes comme les sociétés nationales et parapubliques (Sénélec, la Poste…) et surtout les nombreuses agences.

Et la source de préciser que ces structures empruntaient de l’argent auprès des institutions financières mais toujours avec la garantie de l’Etat. Une tricherie qui faisait que, malgré les cris de l’opposition relativement au « mackillage » des chiffres de la dette, le Gouvernement parvenait à se faire attribuer de bonnes notes par les institutions de Bretton Woods. Pendant longtemps, ce « mackillage » a été opéré non seulement pour tromper l’opinion qui n’y connaît que dalle mais aussi — et là, chapeau les artistes de la voltige financière et comptable — le Fmi et la BM.

« La tricherie a été éventée justement par le FMI. Ce qui s’est traduit par le fait que vendredi, le Conseil d’administration du FMI a décidé de sanctionner le Sénégal pris en flagrant délit de manipulation de chiffres. En dégradant la note de notre pays. Ou, plutôt, en changeant son statut. C’est ainsi que le Sénégal est passé du statut de pays à risque de surendettement faible à celui de pays à risque d’endettement modéré du fait. La raison en est l’élargissement du périmètre du stock de la dette qui ne prend plus seulement en compte la sphère centrale de l’Etat, mais aussi tous ses démembrements », écrit le journal.

Par ailleurs, le directeur des Finances et du Budget Moustapha Ba rassure. Selon lui, « le stock de la dette publique nationale totale est arrêté à 7 339 milliards de francs CFA au 31 décembre 2019 et est projeté à 8 076,6 milliards de francs en 2020 alors qu’il est plafonné à 9 114 milliards de francs CFA, la dette contingente incluse ».

D’après ses propos, il s’agit d’un plafond que le Sénégal ne pourra pas crever. Il a aussi donné des assurances qu’il n’y aucune inquiétude à se faire puisque tous les projets du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2 (2019-2023) du Pse, sont déjà dans le « cadrage ».

Auteur : Mamadou Diop
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